

La Conférence des Doyens de Facultés de Médecine approuve les grandes orientations du rapport Larcher
Garante des missions de soins, de recherche et d’enseignement de l’ensemble des facultés de médecine de France, la Conférence des Doyens se positionne en faveur des principales orientations du rapport Larcher, rendu public le 17 avril 2008. Quatrième pilier de la réforme annoncée de l’hôpital, le développement de l’enseignement et de la recherche demeure essentiel pour assurer la qualité du système de santé de demain et l’excellence de la médecine française. Même s’ils resteront vigilants à la mise en oeuvre de certaines propositions, les doyens de la conférence souhaitent, avec les Directeurs Généraux de CHU et les Présidents de CME, faciliter la concrétisation de ces mesures et contribuer ainsi aux réformes nécessaires.
Un renforcement bienvenu du pilotage entre recherche et enseignement
Les récentes conclusions du rapport Larcher préconisent de renforcer les liens entre les universités et les hôpitaux. Ce rapprochement va permettre de consolider les synergies entre la recherche fondamentale et la recherche clinique au bénéfice du soin. Cette proposition répond à un souhait clairement exprimé de la Conférence des Doyens puisqu’elle place, de manière plus lisible, les facultés de médecine au coeur de ses activités d’enseignement, de recherche et de soins.
Penser la démographie médicale en fonction des nécessités locales
La Conférence des Doyens ne peut que saluer la volonté, décrite dans le rapport Larcher, d’adapter le flux de formation des médecins aux besoins régionaux en santé. Cette meilleure adéquation reste absolument incontournable et nécessite des mesures rapides :
* L’augmentation du nombre de postes post-internats pour favoriser l’installation des spécialistes dans la région où ils ont été formés.
* Une plus grande efficience de la formation médicale continue.
* Selon la même logique, la mise en place du « LMD » (Licence-Master-Doctorat) pour les professions de santé permettra de revaloriser les métiers médicaux et paramédicaux et de faciliter les réorientations professionnelles.
Des propositions questionnées
La Conférence des Doyens précise toutefois que la mise en oeuvre de certaines mesures préconisées dans le rapport appelle un certain nombre de remarques.
* La nomination d’un Directeur Scientifique au sein du Directoire du CHU ne paraît pas opportune étant donné que le Doyen et le responsable du Comité de coordination de la Recherche Biomédicale et en Santé sont d’ores et déjà en charge de la stratégie de la Recherche.
* La contractualisation des Praticiens Hospitaliers, universitaires ou non, qui permettrait de moduler la rémunération en tenant compte de l’activité clinique, risque de pénaliser les activités de Formation et de Recherche qui demeurent plus difficiles à quantifier et à valoriser.
* La possibilité d’effectuer des stages de formation dans le secteur privé peut représenter une réelle opportunité. Mais leurs conditions d’organisation doivent reposer sur l’évaluation de l’intérêt potentiel de tels stages et des critères d’agrément des services formateurs ainsi que sur un contrat entre services d’accueil, facultés de médecine et CHU ; ces critères sont par ailleurs respectés par tout service d’accueil dans le secteur public.